Rapport

« L'étranger ne peut pas venir se cacher derrière une termitière et vouloir que sa tête la dépasse » : Analyse locale des risques et opportunités pour la cohésion sociale à l'Ouest de la Côte d'Ivoire

La mise en place des comités communautaires dans les régions du district des montagnes aurait contribué à atteindre les résultats programmatiques de la majorité des projets axés sur la restauration et la consolidation de la cohésion sociale. Cependant, les stratégies d'appui à ces mécanismes locaux de promotion de la paix et de protection des droits humains en général semblent n'avoir pas pu garantir dans la continuité, leur efficacité et leur pérennité. Aussi, l'ingénierie qui a sous-tendu la mise en place de ces comités n'aurait pas tenu compte du déficit d?engagement citoyen qui caractériserait l'environnement des bénéficiaires et acteurs locaux des communautés d'accueil de ces projets.

La mise en place des comités communautaires dans les régions du district des montagnes aurait contribué à atteindre les résultats programmatiques de la majorité des projets axés sur la restauration et la consolidation de la cohésion sociale. Cependant, les stratégies d’appui à ces mécanismes locaux de promotion de la paix et de protection des droits humains en général semblent n’avoir pas pu garantir dans la continuité, leur efficacité et leur pérennité. Aussi, l’ingénierie qui a sous-tendu la mise en place de ces comités n’aurait pas tenu compte du déficit d’engagement citoyen qui caractériserait l’environnement des bénéficiaires et acteurs locaux des communautés d’accueil de ces projets.

Par ailleurs, certains comités malgré les difficultés rencontrées, semblent avoir pu maintenir leurs actions grâce au leadership et à l’engagement citoyen porté par certains acteurs de ces comités. Ces infrastructures de paix seraient alors, des modèles de crédibilité, de légitimité et favoriseraient un cadre de collaboration avec les pouvoirs publics locaux et administratifs. Dans un contexte de fragilité des relations inter et intracommunautaires à l’ouest, il serait judicieux d’encourager et d’aider ces quelques rares comités à être plus efficaces et à pérenniser leurs actions. Mais aussi de leur accorder une reconnaissance juridique au niveau étatique, qui leur permettrait d’être intégrés à tous les programmes de cohésion sociale sur le plan national.