Rapport

« Dans tout ça, moi je gagne quoi ? » La cohésion sociale et la participation à la gouvernance des initiatives locales à l'épreuve du contexte socio-communautaire à Abobo et Yopougon

La présente étude, participative et inclusive du contexte socio-économique et politique d'Abobo et de Yopougon, vise à documenter l?évolution des dynamiques de cohésion sociale dans ces deux communes. Sur la base de cet objectif global, la conduite des activités de recherche sur le terrain a été segmentée en deux phases. La première phase de l'étude s'est focalisée sur la compréhension des facteurs de cohésion ou de tension dans les deux communes et sur la perception des communautés des zones qui apparaissent comme les plus cohésives/moins cohésives.

La présente étude, participative et inclusive du contexte socio-économique et politique d’Abobo et de Yopougon, vise à documenter l’évolution des dynamiques de cohésion sociale dans ces deux communes. Sur la base de cet objectif global, la conduite des activités de recherche sur le terrain a été segmentée en deux phases. La première phase de l’étude s’est focalisée sur la compréhension des facteurs de cohésion ou de tension dans les deux communes et sur la perception des communautés des zones qui apparaissent comme les plus cohésives/moins cohésives. La seconde phase a consisté en une étude de cas dont l’objet était d’analyser les risques et les opportunités découlant des rapports intra et intercommunautaires susceptibles d’impacter l’implémentation d’initiatives communautaires. La sélection conjointe des quatre zones pour la seconde phase a été effectuée suite à la présentation par Interpeace et Indigo Côte d’Ivoire de plusieurs quartiers à Abobo et Yopougon, en mettant en avant plusieurs critères tels que la qualité perçue du lien social, le niveau de sécurité, les ébauches d’initiatives communautaires, l’existence et l’état des infrastructures de base, l’affiliation politique et la présence d’acteurs du développement. A des fins de comparaison, des quartiers culturellement et ethniquement hétérogènes et également des quartiers-villages peuplés de communautés autochtones ont été sélectionnés pour la deuxième phase. Le but de cette approche était de permettre d’analyser les dynamiques de cohésion sociale et les tensions selon les différentes typologies et profils des quartiers. Ainsi, deux quartiers par communes ont été sélectionnés : Agbeikoi et Belle Cité (BC) à Abobo et Sideci Annexe (Gbinta) et Andokoi à Yopougon. Agbékoi et Andokoi sont des « enclaves villageoises dans l’espace urbain » (quartiers-villages), alors que Sideci Annexe et BC sont des « quartiers typiquement urbains nés de l’extension de la ville d’Abidjan » (quartiers urbains).

L’existence des ‘quartiers-villages’ précèdent, dans certains cas, la ville d’Abidjan. Ces quartiers-villages maintiennent un mode d’organisation et de fonctionnement traditionnel tout en revendiquant fortement cet aspect ‘villageois’. En revanche, les « quartiers urbains », sont des quartiers qui se sont construits dans le cadre de l’urbanisation de la ville d’Abidjan. La particularité dans les « quartiers urbains », c’est qu’il n’y a pas nécessairement une revendication d’autochtonie.